Les Pleurs

 

Il n’est plus là

 La souffrance est là dès le matin
On tend la main
Mais il n’y a rien
Que le chagrin
On nous dit « ce n’est rien
Vous oublierez demain »

 Mais je sais bien
Que c’est la fin
la nuit revient
Et j’attends jusqu’au lendemain
Mais je sais bien …
Que c’est pour rien

 Mon beau petit
Est parti
C’est fini

Maguy Mercredi 27 Juin 2001
à mon fils

 

Demain, dès l'aube...

 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo (à sa fille)

Un être humain qui s'éteint,
ce n'est pas un mortel qui finit,
c'est un immortel qui commence.
C'est pourquoi, en allant confier
le corps de mon fils à la terre accueillante
où il dormira doucement à côté des siens,
en attendant que j'aille l'y rejoindre.
Je ne lui dit pas adieu, je lui dis à bientôt.
Car la douleur qui me serre le coeur raffermit,
à chacun de ses battements,
ma certitude qu'il est impossible d'autant aimer un être
et de le perdre pour toujours.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus
ne sont plus où ils étaient,
mais ils sont toujours et partout où nous sommes.
Cela s'appelle d'un beau mot plein
de poésie et de tendresse :

LE SOUVENIR

Doris Lussier